Littérature

LITTERATURE | Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi de Jean-Christophe Rufin

editions_folio_gallimard_-_r_cit_-_immortelle_randonn_e_compostelle_malgr_moi« Chaque fois que l’on m’a posé la question « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ? », j’ai été bien en peine de répondre. Car le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager. On est parti, voilà tout. »

Jean-Christophe Rufin a suivi le « Chemin du Nord » jusqu’à Saint-Jacques : huit cents kilomètres le long des côtes basque et cantabrique, à travers les montagnes sauvages des Asturies et de Galice. Il s’est peu à peu transformé en clochard céleste, en routard de Compostelle. Il nous raconte, avec une délicieuse autodérision, ce parcours humain et spirituel.

Lorsque, comme moi, on ne sait rien de Compostelle avant de partir, on imagine un vieux chemin courant dans les herbes, et des pèlerins plus ou moins solitaires qui l’entretiennent en y laissant l’empreinte de leurs pas.

Un grand merci aux éditions Folio pour cet ouvrage. Ce dernier m’a immédiatement attiré par le fait qu’il s’agissait d’un témoignage sur Compostelle et le pèlerinage lié. Le mois dernier, j’avais pu découvrir le Chemin à travers le film The Way, La route ensemble. Il répondait à mon envie de tenter ce pèlerinage un jour. Cette proposition tombait donc bien.

*

Jean-Christophe Rufin est parti du chemin du Nord pour rejoindre Santiago. Dans Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi il raconte son voyage et il le fait avec beaucoup d’autodérision et de poésies. Cela donne un récit de voyage savoureux, très bien écrit. Il propose une version moins édulcorée que le film.

En effet, il évoque certaines choses auxquelles nous ne pensons pas forcément à la manière dont certains monastères tirent leurs épingles du jeu, par exemple, ou comment les pèlerins sont perçus par les populations locales, sur l’entraînement qu’il faut pour se lancer dans cette aventure… Il y a également des considérations plus philosophiques, spirituelles et personnelles. Je n’ai jamais eu l’impression d’être mise de côté pendant ces passages car il explique vraiment son état d’esprit et son évolution au fur et à mesure de sa progression.

J’ai également eu l’impression de lire un guide touristique mais en plus personnel et intéressant. L’auteur donne à la fois des indications historiques sur les endroits qu’il traverse mais aussi économiques, sociales et politiques. Il est juste dommage qu’il n’y ait pas de carte du Chemin pour suivre les progressions au fur et à mesure. Il ne reste pas uniquement dans des considérations spirituelles ou religieuses. Au final, cela donne au livre de nouvelles perspectives et dimensions qui font qu’Immortelle randonnée n’est pas un simple témoignage sur le Chemin de Compostelle.

*

En définitif, voilà une lecture qui m’a beaucoup plu  et qui m’a quelque peu fournit des renseignements sur le chemin à travers l’expérience d’un ancien pèlerin. Je l’ai trouvée à la fois enrichissante et passionnante. Elle m’a donné à réflexion et je recommande cet ouvrage.

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2 réflexions au sujet de « LITTERATURE | Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi de Jean-Christophe Rufin »

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